LA FATIGUE CULTURELLE

Logo.lowRéz

La Fatigue culturelle est un projet d’entreprise fictive de détournement culturel créé en 2014. Ses réalisations se définissent par un humour caustique et par des propensions extra-artistiques. Elle déroge des territoires de l’art pour mieux dialoguer avec le réel. (Pour de plus amples informations, rendez-vous plus bas)

La Fatigue culturelle dans les centres d’artistes du Québec

De septembre 2017 à février 2018, je parcourrai les 44 centres d’artistes des 5 grands centres urbains du Québec afin d’y réaliser de courtes interventions artistiques à caractère performatif. Durant cette période, vous pourrez suivre les interventions sur le site web de la Fatigue culturelle et sur sa page Facebook.

Poursuivant le désir de questionner l’industrialisation de la culture à travers des contextes spécifiques et des actions artistiques, le projet s’attarde à la condition des artistes faisant partie du réseau des centres d’artistes autogérés du Québec. Ces derniers représentant « une communauté d’intérêts de plus de 2 250 artistes professionnels et travailleurs culturels », il m’apparaît nécessaire pour le domaine des arts visuels et médiatiques de réfléchir sur l’inclusion et l’exclusion qui émanent de ces statistiques. Quel acharnement personnel faut-il entreprendre avant d’être « inclus » dans ce réseau et à quel prix ?

J’ai aussi décidé de concentrer ce projet sur les centres d’artistes autogérés plus précisément puisqu’il me semblait qu’ils représentent des lieux d’expérimentations artistiques ouvrant leurs frontières à la relève et aux pratiques alternatives sensibles aux problématiques marginales. La difficulté pour les principaux concernés d’accéder à la programmation de ces centres en constitue donc un paradoxe à partir duquel ce projet se positionne.

Historique du projet

La Fatigue culturelle s’approprie le visuel et la nomenclature de la Fabrique culturelle pour ainsi interroger, de manière critique, les rouages de la vocation culturelle. Que l’on soit artiste ou travailleur culturel, l’entreprise a pour tâche de cibler les répercussions du désintérêt étatique sur les diverses et multiples parties qui composent le champ artistique.

Les projets sous son appellation sont reconnaissables par l’entremise de son logo qui détourne celui de la Fabrique culturelle, initiative de la télévision provinciale Télé-Québec, productrice de courtes capsules vidéo ayant pour sujet la créativité québécoise et qui, dans ses tout débuts, avait soulevé l’ire du milieu artistique puisqu’elle n’offrait aucune redevance aux artistes pour les œuvres qui y étaient diffusées. La Fatigue culturelle propose donc de détourner l’origine du terme de la Fabrique culturelle en s’appropriant son aspect visuel afin de questionner et de problématiser l’industrialisation de la création que soutient, volontairement ou non, l’ensemble du réseau culturel.

 


Curriculum vitae d’un gouvernement du désastre, 2015
Graphisme: Jasmin Cormier

Par le passé, la Fatigue culturelle a créé le curriculum vitae d’un gouvernement du désastre, répertoriant tous les affronts aux droits et libertés du gouvernement conservateur à partir de ses débuts au pouvoir. Avant d’être diffusé largement dans les réseaux sociaux et sur le web, ce curriculum vitae a été envoyé au parti conservateur, à la firme d’architectes ABSTRAK ainsi qu’à l’organisme Tribute to liberty, tous deux responsables de la mise en place du controversé monument aux victimes du communisme, à Ottawa. L’œuvre fut exposée à Axenéo7 à Gatineau dans le cadre de l’exposition collective Monuments aux victimes de la liberté.

 


Laver son linge sale en famille, 2015
Dans le cadre de la journée sans culture

La Fatigue culturelle a également été fière non-commanditaire de la journée sans culture pour laquelle elle a d’ailleurs offert un système de lavage de linge sale pour les artistes qui voulaient y participer.